Lexique innovation

IFC Industry Foundation Classes

Dans le cadre du BIM le format IFC est un format de fichier standardisé selon la norme ISO 16739
pour échanger et partager des informations entre logiciels.

L’objectif est de Remplacer un système d’information fragmenté en une solution-méthode
interopérable autour d’un modèle de données commun.

Tous les acteurs du projet : architectes, bureaux d’études, maîtres d’ouvrage, entreprises …
enrichissent un modèle commun du projet en utilisant des logiciels compatibles IFC, sans avoir à
traduire les données d’un format à un autre. La productivité est améliorée, les pertes et les
altérations de données sont fortement réduites, y compris pour les données non géométriques
comme le coût ou les process.

CDF computational fluid dynamics

La mécanique des fluides numérique (MFN), plus souvent désignée par le terme anglais (CFD), consiste à étudier les mouvements d’un fluide, ou leurs effets, par la résolution numérique des équations régissant le fluide. En fonction des approximations choisies, qui sont en général le résultat d’un
compromis en termes de besoins de représentation physique par rapport aux ressources de calcul ou de modélisation disponibles, les équations résolues peuvent être les équations d’Euler, les équations de Navier-Stokes, etc.

Pour quel usage ?
La CFD peut s’intégrer dans une méthode BIM ou faire l’objet d’un usage totalement indépendant et autonome.Nous recourons à la CFD dite externe pour analyser les effets naturels du vent sur les parois d’un bâtiment à construire ou existant : Vitesses, Pressions, dépressions etc. Ceci permet d’optimiser la ventilation naturelle des espaces intérieurs en prenant en compte les effets de déviations des flux naturels selon l’urbanisation proche.
Cette démarche conduit à fournir des informations PRATIQUES à l’architecte au sujet de l’orientation du bâtiment et/ou de la taille et nombre d’ouvertures.

Nous recourons à la CFD dite interne pour mettre au point des scenarios de déstratification de l’air dans le cadre de grands et hauts volumes intérieurs afin d’économiser l’énergie pour le chauffage, ainsi que pour améliorer le confort de travail. La CFD interne est utilisé aussi pour connaître l’âge de l’air.

STD Simulation Thermique Dynamique

A partir d’une représentation 3D de l’enveloppe et de la structure interne du bâtiment, Le calcul de simulation thermique dynamique d’un bâtiment consiste à étudier sur une année entière ou sur une période définie d’au moins quelques jours, au pas de temps horaire, ou à un pas de temps inférieur, le comportement thermique d’un bâtiment. Il est possible de considérer uniquement le bâtiment, l’architecture, comme de prendre en compte les systèmes de génie climatique et d’éclairage.
Le calcul intègre les caractéristiques géographiques et climatiques des lieux, ainsi que la nature physique des matériaux de construction. Il scénarisera les paramètres influant comme : les apports internes et externes d’énergies, l’inertie thermique du bâtiment, la transmission du rayonnement à travers les parois, ainsi que la porosité des parois à l’air et les ventilations…

Pour quel usage ?
La STD peut s’intégrer dans une méthode BIM ou faire l’objet d’un usage totalement indépendant et autonome.
Ces applications sont nombreuses par exemples :
– Effectuer un bilan de puissances et de consommations thermiques ou frigoriques réaliste,
– Rechercher les améliorations possibles du bilan de puissances et de consommations,
– Optimiser et rationaliser les réseaux de distributions et les régulations: Chauffage, Rafraîchissement, Climatisation, Ventilation.
– Rechercher le meilleur compromis dans la gestion des apports gratuits externes. (Apports solaires)
– Réduire ou annuler les effets néfastes des surchauffes d’ambiances intérieures.
– Connaître l’éclairement naturel et apprécier les moyens pour l’améliorer.

T.E.C. Taux d’Enrichissement en Capital

Cette méthode porte d’autre noms, elle est connue dans le milieu professionnel des énergies sous la  dénomination de Taux d’Enrichissent en Capital. Elle permet d’évaluer la réelle efficacité d’un investissement donné, de comparer cet investissement avec d’autres, en prenant en compte le coût réel de l’investissement exprimé en CMPRC, (coût moyen pondéré des ressources en capital) le cash flow positif .
« La méthode TEC (pour « Taux d’Enrichissement en Capital ») permet de procéder de façon fiable et  rapide à des analyses économiques préalables des projets et des programmes d’investissements industriels, particulièrement dans le domaine de l’énergie et des énergies renouvelables.

Cette méthode est une méthode d’analyse économique et non d’analyse financière, d’où les spécificités suivantes pour son application :
• Analyse de la rentabilité globale des investissements, et non analyse de la seule rentabilité des fonds  propres engagés.
• Analyse de rentabilité avant prise en compte des subventions éventuelles à l’investissement et à  l’exploitation-maintenance. Cependant, comme on le verra, un des avantages de cette méthode est de pouvoir quantifier très simplement l’influence des subventions sur la rentabilité économique des projets ou sur les tarifs de vente du kWh ou des services énergétiques.
• Analyse avant prise en compte des avantages fiscaux: amortissement accéléré, déductions fiscales…
• Analyse avant partage de la valeur ajoutée entre l’investisseur et les pouvoirs publics (via notamment l’impôt sur les bénéfices).

Les projets à analyser sont supposés répondre au schéma temporel ci dessous :
• Analyse préalable à la décision d’investissement au début de l’année 0.
• Dans le cas où la décision d’investissement est prise, réalisation lors de l’année 0 (dépenses = dépenses initiales d’investissement I).
• Mise en service industriel au début de l’année 1, avec dès cette année là un niveau de production conforme à la production annuelle moyenne vendue Ea supposée fixe
et valorisée à un tarif moyen de vente annuel TV fixe en monnaie constante.
• Durée d’observation économique de n années complètes d’exploitation..
• Dépenses annuelles Dem d’exploitation (hors coûts dus à l’approvisionnement en combustibles) et d’entretien-maintenance (y compris provisions pour entretien exceptionnel) constantes pendant les n années d’observation économique.
• Dépenses moyennes annuelles Dc d’approvisionnement en combustible constantes (coût du combustible Cc fixe et productivité moyenne annuelle constante).
• Valeur résiduelle des installations à la fin des n années d’exploitation supposée égale aux coûts de démantèlement et de remise en état des sites.

(Texte de M. Bernard CHABOT , méthodologie 19.12.2002)